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Manfred MOHR

• Né à Pforzheim en Allemagne en 1938

• Étudie à la Kunst + Werschule de Pforzheim et à l’Ecole des Beaux-arts de Paris

• 1968 : co-fonde le séminaire “Art et Informatique” à l’Université de Vincennes à Paris

• 1971 : exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

• 1997 : obtient une bourse de la « New York Foundation of the Arts »

• 2013 : Prix ACM Siggraph Distinguished

Présent dans des collections publiques :

– Centre Pompidou à Paris

– Musée Ludwig de Cologne

– Musée d’Art Contemporain

– Musée des Beaux-Arts de Montréal

– Musée de l’Elysée en Suisse…

Vit et travaille à New York.

Manfred Mohr est un des premiers artistes à s’être intéressé à l’art numérique. Ses premiers travaux à l’ordinateur sont basés sur la recherche de ses propres peintures et dessins anciens contenant une forte influence musicale. La machine satisfait la quête de rationalité, de précision et de conceptualisation du travail artistique et ouvre la voie à des expérimentations formelles d’une complexité inconnue jusque-là.

C’est grâce au pionnier de la musique générée par ordinateur, le Français Pierre Barbaud rencontré en 1967 à Paris, que Mohr découvre qu’il est également possible d’utiliser les machines à calculer électroniques pour produire des œuvres artistiques. Pour Mohr, qui à cette époque est non seulement plasticien mais aussi musicien de jazz, l’ordinateur permet aussi de répondre à la question de savoir comment appliquer dans le champ artistique le principe de la notation musicale systématique des œuvres. L’idée d’un art rationnel fascine Mohr dès le début des années 1960, lorsqu’il découvre les idées du philosophe Max Bense. Il apprend ensuite la programmation en autodidacte et il parvient à avoir accès à un ordinateur et à un traceur à la Météorologie Nationale. Une première exposition monographique lui est consacrée au Musée d’art moderne de la ville de Paris dès 1971. C’est la première exposition monographique d’un artiste dans un musée qui présente exclusivement des images numériques réalisées par ordinateur et dessinées de façon entièrement automatique. Durant les quatre décennies qui suivent, Mohr crée un répertoire formel qui s’exprime non seulement dans des dessins, mais aussi dans des films, des tableaux, des sculptures, des livres d’artiste, des reliefs et des animations informatiques.